
Il trace l'itinéraire. La question cruciale est de savoir si nous prendrons l'autoroute de la rive gauche ou de la rive droite du Rhin. Ma mère s'active aux préparatifs et étend la dernière lessive.
L'agitation des vacances en 1981
Le grand jour est arrivé. Dans notre Volkswagen Golf de première génération, nous partons vers le Sud. Ma sœur et moi, sans ceinture à l'arrière. Diverties par l'édition spéciale vacances extra-épaisse de Bob et Bobette. Ma mère a la carte routière sur ses genoux. Aux sorties cruciales, c'est la panique générale. Ma mère tourne la carte dans tous les sens. Mon père est stressé. Je vous épargne les détails…
Le vacancier contre le coursier
Début août 2017. Je pars en vacances. Juste avant le départ, j'entre ma destination dans mon GPS. Sans agitation ni détours, je suis automatiquement guidé vers mon adresse par le bon itinéraire. Je n'ai pas à y penser un seul instant. Pourquoi, me demandé-je, persiste-t-on à croire que les coursiers, eux, doivent le faire ?
Des êtres d'habitude obstinés
Les gens sont des créatures d'habitude, et les coursiers aussi. Ils pensent souvent encore connaître le meilleur itinéraire. Je dois les décevoir. Ce n'est pas le cas. Les logiciels intelligents l'emportent à chaque fois sur les coursiers expérimentés lors des tests. Alors pourquoi ne pas simplement nous laisser un peu aider ? La jeune génération fait déjà aveuglément confiance à la technologie. Mettons-nous aussi à la page. Profitons de la commodité, des économies de temps et d'argent que nous offrent les applications intelligentes. Les coursiers n'ont plus besoin de mémoriser les horaires, les rendez-vous et les itinéraires. C'est inutilement complexe. Surtout pour les conducteurs moins expérimentés. Pourquoi partir en vacances sans souci, mais ne pas livrer sans souci ? C'est étrange, n'est-ce pas ? Et en attendant... de très bonnes vacances à tous.





















